Gavin Newsom à Davos : Une alerte « Code Rouge » pour la démocratie américaine
Dans le cadre du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a présenté une vision profondément critique et urgente de l'état actuel des États-Unis sous l'influence de Donald Trump 1, 2. Le dirigeant a averti que le pays traverse un moment de recul historique et a appelé à une résistance active contre les tendances autoritaires 1, 3.
Dénonciation de la censure et des tactiques autoritaires
Newsom a commencé son intervention en dénonçant le fait que la « Casa USA », une entité privée soutenue par le département d'État, a annulé un événement qu'il avait programmé, ce qu'il a qualifié de tentative de faire taire la dissidence 2, 4. Selon le gouverneur, les États-Unis font « marche arrière », comme le prouve l'interdiction de plus de 4 300 livres dans les écoles et les bibliothèques, ainsi que l'assaut contre les institutions de pensée indépendante 2, 4.
De plus, il a décrit des actions qu'il considère comme propres aux régimes autoritaires, telles que la fédéralisation de la Garde nationale et le déploiement de Marines dans des villes de Californie 4, 5. Il y a dénoncé des détentions sans procédure régulière, la présence d'une « police secrète » et la séparation des familles 4, 5.
Stratégie rhétorique : Combattre « le feu par le feu »
L'un des points les plus commentés a été la justification de Newsom concernant l'usage d'un langage agressif et satirique contre l'administration Trump 6, 7.
La métaphore des « genouillères » : Newsom s'est moqué des chefs d'entreprise et des politiciens qui se sont « vendus » à Trump, mentionnant de manière provocatrice la vente de « genouillères » sur un site patriote pour illustrer leur soumission 5, 6.
Un miroir face à l'absurde : Il a soutenu que cette approche est nécessaire pour placer un miroir face au « trumpisme » et souligner l'écart par rapport à la normalité que représentent les insultes sexuelles et les attaques provenant de comptes officiels du gouvernement fédéral 5-7.
Dépasser les méthodes traditionnelles : Il a affirmé que rédiger des articles d'opinion ne suffit plus et qu'une « mentalité californienne » entrepreneuriale est requise pour combattre la consolidation du pouvoir de Trump 6, 7.
La Californie comme modèle de résistance et de réussite
Face à la crise qu'il perçoit au niveau national, Newsom a positionné son État comme un rempart de stabilité et de progrès :
Puissance économique : Il a souligné que la Californie est la quatrième économie mondiale, leader en intelligence artificielle, en innovation et l'État comptant le plus d'entreprises du classement Fortune 500 aux États-Unis 8, 9.
Pluralisme et gouvernance : Il a rappelé que 27 % des Californiens sont nés à l'étranger, pratiquant un pluralisme qu'il considère comme perdu ailleurs dans le pays 8, 9. Il a également défendu le fait que la Californie apporte beaucoup plus au gouvernement fédéral qu'elle ne reçoit, contrairement à des États républicains comme le Texas 8, 9.
Position sur l'immigration et la réforme fiscale
Le gouverneur n'a pas éludé les sujets les plus clivants de la politique intérieure :
Échec à la frontière : Newsom a admis que le Parti démocrate a échoué en matière de sécurité frontalière ces dernières années, tout en défendant fermement l'accès aux soins de santé universels, quel que soit le statut migratoire 10, 11.
Rejet de l'impôt sur la fortune étatique : De manière surprenante, il s'est opposé à une proposition locale d'impôt sur la fortune en Californie, la jugeant « mal rédigée » et excluant le système éducatif 10, 11. À la place, il préconise une réforme fiscale progressive au niveau national pour éviter la fuite des capitaux 10, 11.
Critique de l'économie de Trump : Il a qualifié les tarifs douaniers et les baisses d'impôts pour les riches de stratégie défaillante et d'impôt régressif qui nuit aux travailleurs et aux petites entreprises 10, 11.
Un appel international face au « Code Rouge »
Newsom a rejoint l'avis d'autres dirigeants mondiaux sur le déclin du leadership américain sur la scène internationale 12, 13. Il a averti que l'administration Trump démantèle des décennies d'alliances et de confiance en quelques instants 12, 13. Il a conclu que sa présence à Davos vise à alerter sur le fait que la République est en « code rouge » et que Trump est un président « historiquement impopulaire » dont le retour doit être empêché pour protéger les institutions démocratiques 12, 13.
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